Vincent Loiseau (Kwal)
// Nouvel album “Vivre l’instant” (Naïve), sortie le 19 mars 2012.
// Vincent Loiseau propose également un spectacle seul en scène, les “Chroniques de Là où j’habite” (contes, humour, chanson) plus d’infos auprès de yann@neonovo.fr
PRESENTATION
Chanson
Je m’appelle Vincent Loiseau.
Aucun lien avec Bernard, ni Emilie.
A la naissance, je pesais 2,8kg et par la suite, ça ne s’est pas franchement arrangé : je plafonne en-dessous du mètre soixante dix.
Je suis poisson. Je m’en fous un peu, mais si j’en crois le texte de la carte postale « poissons » que l’on m’a offert, il paraît que je suis : rêveur, difficile à cerner, artiste dans l’âme, très sensible, doux, ouvert et discret, voire timide, orgueilleux, susceptible.
Pas faux.
J’ai fait quelques années de conservatoire : j’en conserve un souvenir mitigé. D’un côté, Valentine Jesaipluquoi, qui était danseuse. De l’autre, un monde fermé et conservateur, justement. J’en ai retiré une hantise de l’académisme, et une profonde antipathie pour tout ce qui ressemble à un milieu.
On a tenté de m’y apprendre le violon. J’ai résisté. Je conserve toujours celui de mon grand-père, il dort dans sa boite. De temps en temps, je le sors, je le torture un peu.
J’ai toujours été un touche-à-tout hyper-créatif, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur: quelques albums, de belles tournées, et une faculté à fédérer des gens autour de moi.
Pour le pire: un court-métrage dont je conserve aujourd’hui une copie. Je ne vous la donnerai pas, n’insistez pas.
Petit, je bricolais tout un tas de trucs : histoires, images, je montais des pièces de théâtre, et j’essayais d’improviser un studio quatre pistes avec deux magnétophones.
J’ai un tempérament d’explorateur. Pas de plan de carrière, et une conception de chaque album comme un réalisateur conçoit un nouveau film : une nouvelle histoire. Un nouvel univers.
J’aime risquer, mettre en danger. Je sais, que je surprends mon public à chaque fois. J’ai envie de lui dire : c’est juste la forme qui change. La sensibilité reste la même. Intacte.
Outre les albums français, j’ai fait deux albums en bambara (Mali), un en arabe classique. La langue, j’adore. Apprendre comment d’autres types pensent le monde. Et puis, chanter à un malien dans son pays et dans sa langue maternelle, c’est un des plus forts souvenirs de scène que je conserve.
Je suis curieux de tout. Du monde et des autres, sous toutes les latitudes.
Alors je voyage, et je chronique. J’écris des carnets, des histoires, ce que je vois. Les gens. J’ai souvent posé mes valises ailleurs. Entre l’Afrique et le Moyen-Orient, notamment.
J’aime les pays où tout est en ébullition : tout est chaotique, mais tout est possible. Et puis, on rencontre du monde plus vite qu’ici.
La musique, j’en écoute beaucoup. De tout. Tout ce qui me tombe sous l’oreille. J’ai eu longues phases: rap, trip hop, jazz, reggae, métal, chanteurs africains. Dernièrement, les sonorités latino m’ont émoustillé. A chaque fois, ces influences viennent nourrir mes albums.
Il y a plein d’artistes que j’aime, de Salif Keita à Slipknot, en passant par NTM et Olivia Ruiz.
Mais tout particulièrement, j’admire les artistes engagés, corps et âme, représentants d’une cause : Tiken Jah Fakoly, Idir, par exemple.
J’admire aussi les artistes « bêtes de scène ».
Brel, je ne m’en lasse pas. Je l’écoute, je regarde les vidéos de ses concerts, je le lis. Il se lit comme de la poésie, et j’aime beaucoup lire de la poésie. De la poésie classique, notamment, en rimes. Baudelaire, Musset, Nerval.
J’aime écrire des chansons engagées. Je l’ai moins fait sur cet album, « Saisir l’instant ». Ou alors différemment: la chanson « Moissons d’avril ». J’y parle de mille collines. Une rupture amoureuse, mais « mille collines », c’est aussi le Rwanda d’avril 1994.
Sous le nom de Kwal, que je garderai pour certains projets, j’ai fait trois albums sur un ton rappé-slammé: on prend un sujet, on essaye de tout dire dessus, les couplets sont longs, le ton très direct. « Saisir l’instant » est un peu différent. J’y explore la chanson. Le propos est plus ramassé, plus imagé. J’évoque. Je me suis nourri de pas mal de poètes et chanteurs français pour apprendre à dire avec moins de mots. J’ai peut-être l’âme d’un slameur qui fait de la chanson.
« Saisir l’instant » a une couleur chanson, une envie que j’avais depuis longtemps, mettre les samples en retrait et la musique jouée en avant. Les sonorités de l’album sont colorées, ensoleillées. Pas tout l’album, mais une bonne partie.
Sur scène, on, retrouve cette énergie, avec une percussionniste, des cordes, et deux guitares qui se répondent.
« Saisir l’instant »,
L’album parle de Sud, de mémoire, de liberté, d’oser vivre ses rêves.
Cet album parle aussi beaucoup d’amour. A part m’engager, je suis souvent tombé, et parfois resté, amoureux. C’est, à mon sens, avec la quête de liberté, le plus puissant moteur de créativité jamais inventé.
Quand je lis les biographies des artistes que j’aime, je constate qu’ils se sont souvent transcendés pour l’amour de quelqu’un. Et puis, ça me plait, de penser que ça s’attrape à n’importe quel âge. N’est ce pas, Madame Juliette ?
« Saisir l’instant »,
C’est en hommage à un conte traditionnel. Un roi, qui toute sa vie ne se trouve pas assez malin pour gouverner. Il passe sa vie à vouloir apprendre toute la sagesse du monde. Jusqu’à ce qu’un conseiller lui dise, sur son lit de mort, que la sagesse du monde tient en deux mots : saisir l’instant.
« Saisir l’instant »,
C’est un peu une carte de visite: il y a tout un univers derrière. Des morceaux inédits, plusieurs spectacles, et des livres.
Outre les live avec tout le groupe, j’ai un spectacle seul en scène : Les chroniques de là où j’habite.
Des histoires de voisinage mêlées de souvenirs que je conte, que je slamme, que je chante. Le travail de comédien, j’adore.
J’y reprends aussi certains morceaux de l’album : « Monsieur Froissard ». C’est jouissif d’interpréter ce type introverti qui devient femme fatale la nuit. Après avoir écouté le morceau, un ami, psychologue de métier, m’écrivait qu’il voyait chaque jour dans son cabinet des gens se rêvant en Froissard, mais que bien peu osaient.
Le deuxième volet de ce seul en scène, les chroniques des bouts du monde, tournera en 2013.
J’ai fait, en tant qu’auteur, un album jeunesse, paru aux éditions Sarbacane, et illustré par Christophe Merlin.
J’aime bien, écrire pour les enfants, moi qui suis fâché avec le fait de grandir. De vieillir, aussi.
D’ailleurs, c’est le sujet de cette histoire « Le grand Dédé et sa petite auto ». Un type qui ne veut pas perdre son regard d’enfant sur le monde. Je trouve certains adultes parfois éteints, niveau imaginaire et rêves. C’est aussi le sujet de la chanson « Les autres yeux » sur l’album.
Maintenant que je suis papa, ça me touche d’autant plus.
Je partage, encore et toujours, ma passion pour les notes et les mots, à travers des ateliers, qui débouchent souvent sur de beaux projets, durables, et humains. A de nombreux moments, la vie a mis sur ma route des gens, avec qui nous avons fait, et faisons encore souvent, des bouts de chemins musicaux.
Je pense aux Guerebou Kounkan, des amis de cœur du Mali devenus musiciens après un parcours dans la rue.
Je pense à d’autres, demandeurs d’asile, ou personnes en souffrance psychique, s’épanouissant aujourd’hui dans l’écriture, et le rap ou le slam.
J’ai beaucoup appris des ateliers d’écriture un peu partout, en centres médicalisés, en maison d’arrêt, en camps de réfugiés. On m’appelle souvent pour en donner, et je le fais avec un plaisir grandissant. Il s’y passe des choses incroyables. J’ai l’impression qu’ils viennent apporter une lumière essentielle à mon travail: ils lui donnent du sens.
Je m’appelle Vincent Loiseau. Aucun lien avec Bernard, ni Emilie.
Voir le site officiel
// Vincent Loiseau (Kwal) en quelques dates //
Festival du Bout du Monde, Printemps de Bourges, Francofolies de La Rochelle, Transmusicales de Rennes, Les Escales, La Villette, Nouveau Casino, Maroquinerie …
CONCERTS A VENIR
Date
Ville
Salle
16 août 12
NeoNovo à
Dijon (21)
Festival Les Jeudis de la Voix
Tournée: Vincent Loiseau (Kwal).
RSS
VIDEOS
KWAL - Vincent Loiseau : Chez Lucien from Zootrope on Vimeo.
KWAL - Vincent Loiseau - Une histoire vieille comme le monde from Zootrope on Vimeo.
KWAL - Vincent Loiseau - La sueur et les épices from Zootrope on Vimeo.
AUDIOS
Elle [feat. ASA]
Là où j’habite
Hassan




